La conductrice du bus des TRA agressée par des adolescentes, dimanche soir à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, est sortie de son silence. Agée de 48 ans, Josette a été rouée de coups parce qu'elle avait refusé de déposer le groupe de jeunes filles là où elles le réclamaient.
«Ca a été la vulgarité pendant le trajet. J'ai reçu un crachat (...) Des coups pleuvaient. Les coups, je les ai sentis. A aucun moment je ne me suis battue, j'ai simplement maintenu la capuche d'une des filles... En réfléchissant bien, pourquoi ? Est-ce que j'aurais dû la laisser partir ? Mais ca aurait fait quoi, encore un crachat ? Il faut arrêter ! C'est ça que je n'ai pas supporté», raconte la conductrice au micro de RTL.
«Tous les jeunes ne sont pas des monstres»
Ces coups ont fait mal. Mais à l'entendre, ce sont les souffrances psychologiques qui ont marqué cette mère qui élève seule ses enfants. L'une de ses filles, âgée de 15 ans, était près d'elle au moment de l'agression. Tirée par les cheveux, la conductrice a fini par tomber. «Ma fille a tout vu, c'est elle qui a souffert plus que moi d'ailleurs», note la conductrice. Sa fille a essayé de la défendre. «Moi, je me suis précipitée pour qu'elle arrête de la taper. C'est difficile de voir sa mère se faire taper, raconte la jeune fille. Les nuits, on voit tous les détails qui se sont passés. Je me dis, j'aurais pu éviter ça. C'est difficile, c'est difficile...».
Pourtant, Josette reste optimiste. Sur Europe 1, elle affirme qu'elle n'éprouve «ni rancune ni colère». Même si elle est touchée dans sa chair, la conductrice tient à préciser que «tous les clients ne sont pas comme ça. Tous les jeunes ne sont pas des monstres». Maintenant, elle a hâte de «reprendre le boulot» .
L'affaire a fait grand bruit. Les collègues de Josette ont cessé le travail pour marquer leur solidarité et dénoncer les agressions dont ils font souvent l'objet. Quant à la jeune fille suspectée d'avoir porté les coups, elle s'est présentée d'elle-même lundi soir au commissariat. Elle aurait reconnu les faits. Son procès, prévu mercredi dernier, est renvoyé au 30 juin devant le tribunal correctionnel de Bobigny.
Source: leparisien.fr
On peut se demander ce qu'il faudra qu'il se passe un jour pour qu'enfin les conducteurs de bus soient en sécurité dans leur véhicule
Des agressions, il y en tous les jours, et tous les jours il y a des blessé et des traumatisés à cause de ça.
Je pense qu'il ne doit pas être trop compliqué de faire des bus qui isolent le poste de conduite du reste du bus et un système d'alarme qui bloque les gens à l'intérieur lorsqu'il y a dégradation ou agression jusqu'à ce que la police arrive.
Il y a là quelque chose que je ne comprends pas.














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