Les chargeurs s'inquiètent des difficultés rencontrées par les transporteurs. C'est le cas de Pascal Petit, responsable du transport chez Novacarb, qui craint qu'avec la crise, le désinvestissement matériel et humain pratiqué par certains transporteurs ne déstabilise le marché. Il distingue deux types de situations chez les transporteurs : "Ceux qui ont gardé et qui ont besoin de leur matériel et ceux qui ont perdu beaucoup de tonnes chez nos confrères. Ces derniers ont tellement besoin de se refaire une santé, qu'ils vont proposer des prix très bas." En face, le chargeur remarque ceux qui ont su en 2009, "adapter leur parc et leurs effectifs". D'après Pascal Petit : "Ils ont désinvesti certains matériels pour en acheter d'autres sur des marchés plus porteurs. Eux n'iront pas casser les prix, leur parc est dimensionné au plus juste."
Crainte d’une reprise trop rapide
Dans ce contexte, il craint une reprise trop rapide et son effet boomerang pour les chargeurs. "Paradoxalement, en tant que chargeurs, ce qui pourrait nous arriver de pire, c'est une remontée trop rapide de l'activité", poursuit Pascal Petit. "Avec le désinvestissement des transporteurs qui ont dimensionné un parc en rapport avec l'activité d'aujourd'hui, on risquerait de ne pas avoir une offre suffisante par rapport au marché en cas de redémarrage trop rapide !" Le chargeur préfère donc que "cela redémarre doucement" et s'explique : "Les prestataires auront le temps d'anticiper. Le temps d'acheter le matériel, de former des personnels pour des qualifications spécifiques".
Pénurie de camions en 2010
"On n'en est pas encore là", constate Sylvie Laroque, donneuse d'ordre chez EMFI. Mais le risque est bien là. Elle poursuit : "Si on s'autorise un peu de prospective, je pense que d'ici le troisième trimestre 2010, il y aura une pénurie de camions. Les flottes des transporteurs qui ont fait faillite ne sont pas rachetées. Au final, ce sont des camions qui vont manquer. Ce qui aura un effet sur les prix qui vont remonter et sur le regroupement de transporteurs. Ils mettront en place des coopérations pour faire pression sur les chargeurs et faire remonter les prix", prédit-elle.
L'offre et la demande, si des transporteurs ont fait faillite en nombre, ce n'est pas par hasard mais bien parce que des chargeurs les ont pendu haut et court et ça ne sera que juste retour des choses que les transporteurs leur renvoient la monnaie de la pièce.
Ce n'est pas la première fois que je dis que le stock de chauffeur de l'est n'est pas inépuisable et si la crise cesse ils auront de quoi s'occuper dans leur pays ou dans des transports limitrophes pour ne pas venir se faire ch... à l'ouest ou les forces de police pourchassent les chauffeurs comme des grands délinquants.
On note d'ailleurs que les chargeurs parlent du manque de camion mais ne parlent pas des conducteurs ce qui ne me surprend pas d'ailleurs pour eux les conducteurs ne sont que du bétail mais ils ont oublié un paramètre dans leurs calcul, une grande parti des chauffeurs qui ont quitté le métier plus ou moins par la force des choses puisqu'ils se sont retrouver au chômage ou ils ont trouvé du travail ailleurs ne reviendront plus dans le métier.
Les camions ça peut s'acheter ou faire durer ceux qui existent mais si il n'y a pas de conducteurs à mettre dedans ça ne va pas servir à grand chose et je parie qu'il va manquer pas mal de gars qui voudront venir ou revenir dans la profession et on risque fort d'avoir une pénurie assez dure de chauffeur et encore plus de chauffeurs expérimentés.
Pour ma part je ne pensais pas que ça pourrait arriver aussi rapidement mais je m'en réjouis et j'espère que la reprise sera la plus brutale et rapide possible car ça permettra de négocier des salaires et des avantages dans de très bonnes conditions.

































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