
Une élection gagnée par surprise ou avec brio, un dossier difficile mené à bien, la confiance d'un grand homme d'Etat, une ascension purement médiatique ou encore une carrière remarquée dans le civil... Les parcours de nos dirigeants et dirigeantes sont très hétéroclites et chacun a été révélé au grand public d'une manière différente ou presque. Reste, en observant certains points, que des catégories de la population semblent avantagées quand il s'agit de faire carrière en politique. Le site de l'Assemblée nationale répertorie par exemple les catégories socioprofessionnelles d'origine de tous les députés.
Après un rapide coup d'oeil, on note que la majorité des élus sont cadres supérieurs (49) ce qui regroupe, certes, une foule de métiers en réalité différents. Mais on trouve aussi un nombre important fonctionnaires. Donnée significative : ils sont 35 issus de la haute administration, auxquels on peut ajouter 43 fonctionnaires de catégorie A et 9 de catégorie B. Viennent ensuite les métiers de l'enseignement : 39 profs du secondaire et technique, 24 profs de faculté, 14 enseignants du premier degré et directeurs d'écoles et 8 professions rattachées à l'enseignement. Les avocats sont aussi surreprésentés avec 38 députés auxquels on peut associer 3 magistrats. Enfin, on peut noter succinctement un Palais Bourbon très "médicalisé". 36 députés sont médecins, 8 chirurgiens et autant pharmaciens, 7 sont dentistes, 7 également sont salariés du secteur médical et 2 sont sages-femmes.
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Ça manque d'employé et de salarier cette assemblée.














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